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L'axe de recherche retenu
Il entend développer
une analyse globale des nouvelles
formes d'inscription territoriale des risques
: émergence de nouveaux espaces dans le champ
réglementaire (Plans
de Prévention des Risques Technologiques),
délimitations issues des approches
" déterministes
", " probabilistes " ou "combinées"
d'évaluation des risques, dilution dans les réseaux
de transport et formation de nouveaux points
d'accumulation par réduction des stockages
dans les établissements industriels. Cette analyse
doit en outre être complétée par
une réflexion sur la transcription de ces éléments
dans les documents et les politiques de planification,
la redéfinition des rôles et responsabilités
face aux nouveaux territoires des risques et la manière
de partager l'information.
L'estuaire
de la Seine, dans sa partie aval englobant les bassins
du Havre et de Port-Jérôme, sert
de support territorial à cette démarche
pluridisciplinaire qui associe dans un premier temps
géographes (responsable : Eliane Propeck-Zimmermann,
maître de conférences à l'Université
de Caen Basse-Normandie) et juristes (responsable :
Philippe Guillot, maître
de conférences à l'Université de
Rouen). Ultérieurement, des économistes,
informaticiens et sociologues pourront apporter leur
contribution.
L'objectif final
est de fournir un appui méthodologique et des
éléments d'aide à la décision
aux acteurs locaux et gestionnaires des risques ; de
leur permettre d'anticiper, dans le champ des risques
industriels élargi aux transports de matières
dangereuses, les enjeux de demain liés aux évolutions
réglementaires et à l'expression de la
demande sociale.
De grandes entreprises
havraises (TOTAL, ATOFINA, ERAMET, LUBRIZOL, EDF CPT...),
concernées par le sujet et réunis au sein
de la Commission " Risques
Industriels " de la Chambre de Commerce
et d'Industrie, se sont fortement engagées dans
la démarche et ont mis en place des groupes de
travail avec les chercheurs.
Une
enquête internationale (Pays-Bas, Belgique et Suisse) est également prévue en
lien avec l'observatoire des pratiques de l'Institut
afin de disposer de références précises
sur les situations associées à l'usage
du modèle probabiliste.
La mission a duré d'août 2004 à juin 2007.
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